Ottawa, le 8 février 2020 – Monique Pauzé, députée de Repentigny et porte-parole en matière d’environnement pour le Bloc Québécois, a vivement dénoncé l’explosion des coûts de construction liés au réseau d’oléoducs Trans Mountain, rappelant que sa formation politique a toujours été opposée au projet.

« Nous ne serons jamais d’accord avec ce projet et en ce moment, nous ne pouvons que déplorer les dépassements de coûts faramineux annoncés vendredi. Même si cet oléoduc n’avait rien coûté aux contribuables, il n’en demeure pas moins qu’il s’agit d’un véritable désastre quant aux coûts environnementaux qui en émanent. En fin de compte, les Québécoises et les Québécois devront payer le quart d’une facture qui s’élève maintenant à plus de 17 milliards de dollars pour un pipeline dans l’ouest servant à l’exportation du pétrole le plus polluant de la planète, il s’agit d’un projet complètement inacceptable », a déploré Monique Pauzé.

La direction de Trans Mountain a récemment annoncé que les coûts de construction pour l’expansion de l’oléoduc Trans Mountain sont passés de 7,4 milliards à 12, 6 milliards de dollars. Si les sommes rendues publiques par le directeur général de la société, Ian Anderson, comprennent les 1,1 milliard de dollars déjà investi par l’ancien propriétaire, l’entreprise Kinder Mordan, ce dernier conseille déjà à Ottawa de prévoir 600 millions de dollars afin de faire face à d’autres dépassements de coûts.

Rappelons que le gouvernement Trudeau a fait l’acquisition de Trans Mountain en 2018 pour 4,5 milliards de dollars. Ce faisant, les libéraux voulaient s’assurer que l’agrandissement du pipeline aille de l’avant, et ce malgré les fortes contestations de la population de la Colombie-Britannique et des communautés autochtones.

« Au-delà des coûts que ce projet comporte, il reste que Trans Mountain est le prélude de ce qui pourrait nous attendre au Québec avec le projet Énergie Est. S’il advenait que ce projet revienne à l’avant plan, il constituerait un risque gigantesque pour l’environnement. Ottawa ne peut pas dire d’un côté qu’il lutte contre les changements climatiques, et de l’autre, cautionner la construction de réseaux d’énergie datant du passé. Tous les projets sous juridiction fédérale passant ou étant situés au Québec devraient être soumis aux lois du Québec, tel que je l’avais proposée avec le projet de loi C-392 », a conclu Monique Pauzé.