Repentigny, le 27 septembre 2019 – À la veille de la grande marche pour le climat qui se déroulera aujourd’hui, la députée sortante de Repentigny et candidate du Bloc Québécois dans Repentigny, Monique Pauzé participait à un panel dans le cadre l’édition spéciale de 24/60 sur les changements climatiques animée par Anne-Marie Dussault.

Si tous les partis politiques en présence étaient d’accord pour dire qu’il y a urgence d’agir pour réduire les émissions de gaz à effet, ils n’étaient pas tous prêts à s’attaquer à la source véritable du problème soit l’exploitation des sables bitumineux de l’Ouest canadien, principale source d’émission de GES au Canada (26%) devançant même le secteur des transports.

« Difficile de mettre en avant toute la plateforme du Bloc Québécois en si peu de temps, a précisé Mme Pauzé qui a aimé la formule de l’émission où experts, politiciens et témoins des changements climatiques offraient leurs perspectives sur cet enjeu. Une chose est sure, il est clair qu’il faut arrêter de financer à coup de milliards les industries polluantes, amorcer une véritable transition énergétique et il faudra aussi voir comment nous allons nous adapter aux conséquences des catastrophes naturelles qui nous touchent, je pense ici aux inondations, aux feux de forêt. Les changements climatiques, c’est un enjeu environnemental, mais aussi économique. »

Le Bloc Québécois entend donc déposer une loi pour fixer des objectifs de réduction des GES conformes aux objectifs de Paris, contraindre le gouvernement à prendre les mesures nécessaires pour les atteindre.

  • Il contiendra un mécanisme de reddition de compte et inclure une clause exigeant du gouvernement qu’il tienne compte des impacts sur les changements climatiques de toutes ses actions, incluant les subventions et contributions.
  • Il inclura une clause de révision obligatoire aux quatre ans, faisant en sorte que les cibles de réduction puissent être augmentées, en vue de tendre vers l’objectif plus ambitieux de 1,5 degré émis dans l’Accord de Paris.

Mme Pauzé a toutefois rappelé que fixer des cibles ne sert à rien sans effort pour arriver aux dites cibles : « Ottawa a seulement deux leviers d’intervention pour agir véritablement: la fiscalité et la réglementation. Le fédéral se fixe des cibles de réduction des GES depuis le Protocole de Kyoto. Jamais il ne les a respectées jusqu’au jour où il s’est carrément retiré du pacte international sous Harper. Ce dont nous avons besoin en ce moment, c’est de la volonté politique.»