Ottawa, le 1er avril 2022 – Jurant après l’élection de 2015, que le Canada n’achèterait jamais de F-35 de Lockheed Martin, Justin Trudeau renie sa parole et déclare sept ans plus tard, qu’il achètera 88 avions F-35 au coût annoncé de 19 G$. Dans l’intervalle, Ottawa a inutilement englouti des millions de dollars en coûteuses solutions de rechange. La députée bloquiste de Repentigny, Monique Pauzé, se désole de constater tout le gaspillage des fonds publics dans cette interminable saga qu’est devenue le remplacement des CF-18.

« Imaginez : le gouvernement libéral annule en 2015 le projet d’achat des F-35 prétextant qu’ils sont trop coûteux, puis dépense des centaines de millions de dollars pour acheter et mettre à niveau 18 vieux F-18 australiens, engloutissant des sommes énormes pour maintenir ces vétustes appareils sur le respirateur artificiel. Après ce gaspillage éhonté de fonds publics, voilà qu’il annonce finalement l’achat de 88 F-35! Ça ne s’invente pas ! », s’indigne Monique Pauzé.

Le F-35 est le fruit d’un partenariat international auquel participe le Canada. Le Canada paie donc depuis le début pour le développement de l’appareil et des entreprises québécoises et canadiennes reçoivent des contrats pour la fabrication des F-35. Toutefois, ce partenariat ne permet pas d’exiger de retombées locales lors de l’achat des appareils et les États-Unis conserveront la propriété intellectuelle – empêchant ainsi nos entreprises d’effectuer tous les travaux de maintenance et de mise à niveau. L’industrie aérospatiale québécoise, fortement ébranlée par la pandémie, sera ainsi privée de nouvelles retombées économiques.

« Le choix du F-35 ne génèrera pas de retombées additionnelles pour Québec, qui représente pourtant plus de 50% de l’industrie aérospatiale canadienne. Nous avons une solide expertise, mais sous pression de Washington, Ottawa n’a pas voulu garantir de retombées ici. Encore une fois, on constate que le gouvernement libéral n’a pas su faire preuve de stratégie pour avantager l’industrie et l’économie québécoises », de conclure Monique Pauzé.