Charm el-Sheikh, le 18 novembre 2022 – Alors qu’elle conclut sa participation à la COP 27, la députée Monique Pauzé, porte-parole du Bloc Québécois en matière d’Environnement, déplore l’asservissement manifeste du gouvernement du Canada au secteur pétro-gazier.

En effet, les derniers développements pour la sortie d’une déclaration finale omettront l’inclusion du libellé « élimination de tous les combustibles fossiles », recommandé par l’Inde, soutenu par les pays de l’Union européenne, mais refusé par le Canada.

« Expliquez-moi comment ne pas devenir cynique devant la position canadienne, alors que le Canada est classé 58e sur 60 à l’indice de performance climatique de 2023, que les problèmes de santé dus à la pollution augmentent et que les réfugiés climatiques se comptent par millions? La mobilisation d’États insulaires témoigne de leurs inquiétudes quant à leur pérennité et la société civile, ici en Égypte, saura qu’au Canada, la protection de la biodiversité, c’est « accessoire ». À la veille de la COP 15, on apprend de surcroît qu’en janvier 2023, le Canada autorisera des forages pétroliers exploratoires en pleine zone de protection de biodiversité marine ! », s’indigne Mme Pauzé.

Plusieurs rencontres entre la députée Pauzé et des organisations du Québec et d’ailleurs, ont pu confirmer les craintes relativement au déroulement de la COP 27.

« Les actions fédérales en environnement sont déplorables et en complète contradiction avec le discours du gouvernement. Lorsqu’il parlera de son « leadership environnemental », nous saurons dorénavant qu’il n’a plus aucune crédibilité en la matière. Le Canada est loin du leadership espéré, mais plutôt au fond du baril des pays les plus dangereux pour la planète », conclut la députée.