Monique s’engage à appuyer la reconnaissance du droit à un environnement sain

Ottawa, le 4 décembre 2019 –  Alors que s’amorce la première semaine de la Conférence des Nations Unies sur les changements climatiques (COP 25) à Madrid, les 32 élus du Bloc Québécois se sont engagés à appuyer la reconnaissance légale du droit à un environnement sain pour tous.

« Reconnaitre le droit de vivre dans un environnement sain changerait bien des choses au Canada, a fait savoir Monique Pauzé, porte-parole du Bloc Québécois en matière d’environnement. Cela nous permettrait entre autres de demander des comptes aux gouvernements et aux industries qui ne respecteraient pas ce droit. Les citoyens pèseraient plus lourd dans la balance et auraient donc plus de pouvoir que les lobbys lorsqu’il s’agirait de prendre des décisions se rapportant aux domaines de l’environnement, de la santé et des collectivités.  Ces domaines sont tous  intimement liés qu’on le veuille ou non.»

Au Canada, les experts s’entendent pour dire que le secteur pétrolier et gazier contribue grandement à la pollution atmosphérique, il compte pour 26 % des émissions de gaz à effet de serre devançant même le secteur des transports qui arrive au second rang avec 24% des émissions de GES.

« Il y a toutes sortes de coûts liés à la crise climatique, par exemple, l’Association médicale canadienne estime que la pollution de l’air est responsable de 21 000 décès prématurés par an, 92 000 visites aux urgences et 620 000 consultations médicales. En reconnaissant le droit de vivre dans un environnement sain, le gouvernement n’aurait d’autres choix que d’imposer des normes plus strictes aux pollueurs afin de s’assurer que nous respirons un air sain et il existe tant d’autres exemples », a conclu Monique Pauzé.

Soulignons que 170 municipalités canadiennes ont adopté des résolutions qui reconnaissent le droit des citoyennes et des citoyens à vivre dans un environnement sain, et neuf Canadiens sur dix sont d’accord pour dire que le Canada doit enchâsser les droits environnementaux dans sa législation.